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Je m’appelle Cyril, j’ai 43 ans et je suis artisan d’art en fonderie d’art, spécialisé dans la technique de la cire perdue. Mon métier consiste à travailler au service des artistes sculpteurs, en donnant une existence durable à leurs œuvres, à travers la création de sculptures en bronze numérotées, destinées aux galeries, aux salons d’art et aux collectionneurs. Être fondeur d’art, c’est accompagner une création depuis sa forme originelle jusqu’à sa matérialisation en bronze. Ce chemin est long, précis et exigeant. Il comprend de nombreuses étapes, dont le moulage de reproduction, qui permet de transformer une œuvre unique en une sculpture fidèle, prête à traverser le temps. Mon rôle est de respecter l’intention de l’artiste, tout en maîtrisant les contraintes techniques propres à la matière et au feu. J’ai découvert la fonderie d’art très jeune, à l’âge de 12 ans. À l’époque, il n’existait pas de véritable cursus dédié à ce métier. Je me suis donc orienté vers des études de fonderie dès le lycée, afin d’en apprendre toutes les facettes, d’abord à travers la fonderie industrielle. Intégrer un atelier de fonderie d’art nécessitait alors de partir très tôt dans des régions éloignées, ce qui m’était difficile. Pendant douze ans, j’ai travaillé dans l’industrie, où j’ai acquis une solide connaissance des matériaux, des procédés et des contraintes techniques. Fort de cette expérience, j’ai ensuite entamé ma propre reconversion vers la fonderie d’art. J’y ai mis en œuvre l’ensemble des savoirs accumulés en école, en industrie et au contact de professionnels du métier, pour me consacrer pleinement à cette pratique artisanale exigeante et passionnante. Aujourd’hui, j’exerce un métier où la précision technique dialogue en permanence avec la sensibilité artistique. Un métier de patience, d’observation et de respect du geste, au service de l’œuvre et de ceux qui l’ont imaginée. C’est dans cet environnement, entre matière brute, précision technique et gestes ancestraux, que je transmets aujourd’hui mon savoir-faire et ma passion pour la fonderie d’art.
La logique sécurise le geste et garantit la fidélité à l’œuvre originale.
Le corps devient l’intermédiaire entre la forme et la matière.
Le son devient un indicateur discret de justesse et de maîtrise.
La vision guide la fidélité et l’équilibre de la sculpture.
L’œuvre naît d’une coopération humaine et sensible.
Forger le bronze, c’est aussi cultiver une posture intérieure.
La sculpture est issue d’un dialogue entre la terre, le feu et l’humain.
Les mots permettent de transmettre l’invisible derrière la matière.
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